Elle s'appelait Sarah - de Tatiana de Rosnay

Genre : Drame

 

Synopsis :

Paris 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d'Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s'attache en particulier au destin de Sarah et mène l'enquête jusqu'au bout, au péril de ce qu'elle a de plus cher.

Paris 16 juillet 1942. A l'aube la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l'enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là...

 

Mon avis :

Quelque peu méfiant vis-à-vis de ce livre qui, malgré le sujet, me faisait penser, je ne sais pour quelle raison, que j'aurais droit à de la soupe ou, pire, à une romance à quat' sous alors que le sujet ne s'y prête pas. Peut-être cela venait-il du fait que j'ai acquis ce livre sans vraiment le vouloir il y a quelques années car j'avais laissé passé la date butoire des achats trimestriels auxquels je dois m'astreindre chez France Loisirs depuis maintenant plus de 10 ans... ou peut-être est-ce en raison du fait que quelqu'un m'a imposé cette lecture lors d'un challenge sur le site Livraddict.

 

Quoiqu'il en soit, le sort a bien fait les choses puisque j'ai dû ravaler mes a priori et réviser mon jugement. Elle s'appelait Sarah est simplement une jolie histoire, haletante, pleine de suspense, mais aussi cruelle et larmoyante... sans pour autant sombrer dans le pathos.

 

Je dois cependant avouer que j'ai préféré le segment du livre qui se déroule dans les faits historiques de la Seconde Guerre Mondiale plutôt que l'enquête, menée pourtant tambours battants, par la quinqua américaine dans son Paris d'adoption.

 

Une lecture bien agréable malgré le sujet qui permet aussi de se mettre à jour sur l'Histoire de la Seconde Guerre Mondiale (non, les français n'ont pas été tout blanc tout blanc lors de la Rafle du Vel' d'Hiv) qui a été brillamment adaptée au cinéma par la suite avec Kristin Scott Thomas et, dans le rôle de la mère de Sarah, une comédienne à l'avenir très prometteur : Natasha Mashkevich.

 

Note : 17/20

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Autobiographie d'une Courgette - de Gilles Paris

Genre : Littérature contemporaine - Drame

 

Résumé de la quatrième de couverture :

"Elle ressemble à une poupée de chiffon toute molle et ses yeux sont grands ouverts. Je pense aux films policiers où des tas de femmes se font tuer et après elles ressemblent à des tas de chiffons toutes molles et je me dis "c'est ça, j'ai tué maman"."

 

Ainsi commence l'aventure d'Icare, alias Courgette, un petit garçon de neuf ans qui tue accidentellement sa mère alcoolique d'un coup de revolver. Paradoxalement, la vie s'ouvre à lui après cette tragédie, et peut-être même un peu grâce à elle. Placé dans un foyer, il pose avec une naïveté touchante son regard d'enfant sur un monde qu'il découvre et qui ne l'effraie pas. De forts liens d'amitié se créent entre lui et ses camarades. Et puis surtout, il tombe amoureux de Camille...

 

Mon avis :

Au début, je prends peur... On suit l'histoire d'un petit gamin... qui parle avec ses mots et ses fautes de français "la bière à maman" et autres joyeusetés. Puis, on se dit que le gosse, du haut de ses dix ans semble un brin crétin tout de même... il comprend pas que sa mère est morte en lui ayant tiré dessus... Bon, moi je veux bien mais - peut-être que je suis dur - il me semble qu'à dix ans, on a déjà bel et bien compris le concept sinistre et peu glamour de la mort. Enfin, le gosse, dit "Courgette", intègre un foyer. Et là, le festival d'horreurs commence, une petite noire qui a été violée par son papa, qui mange avec les doigts et qui passe son temps à se farfouiller les naseaux avec ses index (manque l'os dans le nez, non ?), le petit arabe dont le père est en prison pour vol... Ouh là là, ma peur se confirme... C'est quoi cet auteur, il est raciste au dernier degré ou quoi ? Bon, finalement, je décide de me calmer et de poursuivre, parce que c'est pas si mal écrit que ça mais bon... je suis sur la défensive, ma carapace va être compliqué à percer pour ce roman... Et puis, finalement, au fil des pages, je me rends compte que non, j'avais mal jugé l'histoire au départ. Au final, ce sont tous des gamins à problèmes qui se côtoient dans ce foyer où finalement l'amour, les bêtises et les jeux en tous genres règnent en maîtres. Je dois faire donc mon mea culpa ! J'en suis même parvenu à regretter, en fin de compte, d'avoir si vite tourné la dernière page du livre...

 

Note : 14/20

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Habibi - de Craig Thompson

Genre : Bande dessinée contemporaine

 

Résumé du rabat intérieur de la couverture :

Ancré dans un paysage épique de déserts, harems et bâtiments industriels, Habibi raconte l'histoire de Dodola et Zam, deux enfants liés par le hasard, puis par un amour grandissant. Réfugiés dans l'improbable épave d'un bateau échoué en plein désert, ils essaient de survivre dans un monde violent et corrompu. Seule la sagesse des récits narrés par la jeune femme, issus des Livres sacrés et des traditions orientales, pourra les protéger de l'avidité des hommes.

 

A la fois contemporain et intemporel, Habibi est une histoire d'amour aux résonances multiples, une parabole sensible et lucide sur le monde moderne et la relation à l'autre.

 

Avec Habibi, Craig Thompson signe un travail graphique d'une impressionnante sophistication, marqué du sceau du merveilleux.

 

Mon avis :

Déjà fan d'American Blankets, j'ai entendu tant de bien d'Habibi que je ne pouvais pas ne pas m'y plonger le temps d'une ou deux journées. Et grand bien m'en a fait ! Sur fond religieux s'entremêlent plusieurs histoires qui séparent nos héros et qui finiront par les faire se retrouver. Si leur voyage se fait dans la douleur et que les protagonistes traversent des épreuves qui paraissent sans fin, à aucun moment le lecteur que je suis n'a boudé son plaisir. Je dois le reconnaître, ce roman graphique est une merveille que je recommande vivement à tous les matheux, scientifiques, alchimistes en herbe mais aussi à tous les fondus de religion et de belles histoires à l'ambiance qui ne renie rien aux Mille et une nuits.

 

Note : 17/20

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  • #1

    Spaceship Graphics (mercredi, 27 mars 2013 09:57)

    Hop, il va direct dans ma Whist-List celui-là! :)

Sanditon - de Jane Austen (achevé par une autre dame)

Genre : Littérature classique

 

Résumé de la quatrième de couverture :

En ce début du XIXe siècle où la bonne société anglaise découvre les bienfaits des bains de mer, les Parker se sont mis en tête de faire de la paisible bourgade de Sanditon une station balnéaire à la mode. Invitée dans leur magnifique villa, la jeune Charlotte Heywood va découvrir un monde où, en dépit des apparences « très comme il faut », se déchaînent les intrigues et les passions. Autour de la tyrannique lady Denham et de sa pupille Clara gravitent les demoiselles Beaufort, le ténébreux Henry Brudenall et l'étincelant Sidney Parker, peut-être le véritable meneur de jeu d'une folle ronde des sentiments. Observatrice avisée, Charlotte saura-t-elle demeurer spectatrice ? Le cœur ne va-t-il pas bouleverser les plans de la raison ? À sa mort en 1817, Jane Austen laissait cette œuvre inachevée. Une romancière d'aujourd'hui a relevé le défi de lui donner un prolongement. Un exercice mené à bien dans la plus remarquable fidélité, avec autant de tact que de brio.

 

Mon avis :

Quand on se lance dans la lecture d'un roman de Jane Austen, on sait qu'un réel moment de plaisir nous attend. En tout cas, c'est comme cela que l'oeuvre de cette grande auteure agit sur moi. C'est donc non sans délectation que je m'apprêtais à m'adonner éperdument à la sortie du dernier Austen, si je peux m'exprimer ainsi.

 

Une fois de plus, je retrouvais alors la "patte" de Jane Austen, son univers composé de réunions éternelles au salon de thé, de midinettes, de marivaudages en tous genres, de dissimulations, de minauderies. Pour mon plus grand plaisir, je découvrais une excitante galerie de personnages, tous plus stéréotypés les uns que les autres permettant ainsi la multiplication de situations cocasses et exceptionnellement drôles : comment ne pas exploser de rire lors de la répartition des places des protagonistes dans les différentes voitures quand l'objet du voyage est voué au ramassage des algues sur la station balnéaire voisine ?

 

Je ne crois pas être en mesure de citer un seul personnage qui m'ait déplu. Il y a les héros que j'ai aimés - malgré leurs travers - et les seconds couteaux, souvent anti-héros, que j'ai aimés ne pas apprécier ;)

 

Enfin, la plus grande surprise du roman réside dans l'achèvement du roman sur non pas 30 à 50 pages mais bel et bien sur près de 300 pages, Jane Austen n'ayant rédigé que le tiers du roman. Donc là, je dis chapeau l'artiste à la dame anonyme (malheureusement) qui a terminé cette délicieuse histoire que je ne saurais trop vous recommander chaudement à tous.

 

Je remercie les éditions du Livre de poche pour m'avoir fait participer à ce partenariat.

 

Note : 18/20

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L'Ombre du vent - de Carlos Ruiz Zafon

Genre : Littérature contemporaine

 

Résumé de la quatrième de couverture :

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant est ainsi convié par son père à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y "adopter" un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets "enterrés dans l'âme de la ville" : L'Ombre du vent.

 

Mon avis :

Après avoir entendu tant de bien de L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon et surtout après avoir notifié qu'il faisait partie des 1001 livres à lire avant de mourir, je me suis dit qu'il fallait que je me lance dans ce premier tome de la série du Cimetière des Livres Oubliés. Il le fallait d'autant plus que, je ne sais pourquoi, je me rappelle de cet instant spécial où, il y a désormais trois ans de cela, mon ophtalmo, ayant appris mon souhait de reconversion dans la librairie, m'a recommandé ce titre avec des étoiles dans les yeux (et pour un ophtalmo, c'est plutôt amusant non ?).

 

Bref, je suis donc lancé dans cette aventure, formidable aventure suivant les rebondissements de la vie d'un jeune homme, Daniel Sempere, fils de libraire, qui va mener de bout en bout une sacrée enquête qui lui prendra plusieurs années de sa vie. Le roman débute alors que le jeune garçon a tout juste une petite dizaine d'années et s'achève dans sa trentaine bien entamée.

 

Je me suis pris au jeu de l'enquête et ai apprécié l'écriture cinématographique adoptée par l'écrivain. Comme j'ai pu le lire par ailleurs sur d'autres blogs, il est vrai qu'à la lecture de cette sombre histoire, on ne peut s'empêcher d'avoir des images bien réelles en tête, voire d'être quasi prêt à poser quelques noms d'acteurs sur les personnages tant ils paraissent tangibles !

 

Je n'ai vraiment boudé mon plaisir de lecture à aucun moment, même lorsque l'intrigue commençait à se complexifier du fait de nombreux retours en arrière et des histoires entremêlées de tous les personnages entre eux.

 

Ne me reste désormais plus qu'à lire les tomes 2 (Le Jeu de l'ange) et 3 (Le Prisonnier du ciel), j'ai hâte !

 

Note : 19/20

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  • #1

    stellade (mercredi, 20 février 2013)

    Je te souhaite une excellente lecture dans un univers envoûtant dont il est difficile de sortir sans émotions...

  • #2

    Sophie (vendredi, 08 mars 2013 22:37)

    La suite est malheureusement décevante alors que je partage ton opinion sur ce premier volume.

Ariol, tome 8 : Les Trois baudets - d'Emmanuel Guibert et Marc Boutavant

Genre : Bande dessinée - Jeunesse

 

Résumé de la quatrième de couverture :

Papa, maman, Ariol, ce sont trois baudets. Ils ont l'air d'une petite famille, vus comme ça. Mais si on pense que papa aime maman, que maman aime papa, que maman aime Ariol, qu'Ariol aime maman et qu'Ariol aime papa, ça fait tout de suite beaucoup de monde !

 

Mon avis :

Ariol, fidèle à lui-même : épatant ! Vivement le tome 9, vivement le tome 9. Si Anatole Latuile est un bon candidat pour faire débuter la lecture aux enfants de 6-7 ans, Ariol est juste le maître incontesté. Ses bêtises sont 1 000 fois plus amusantes à suivre et on pourrait qualifier la lecture de ses espiègleries en tous genres de véritable péché mignon.

 

Note : 17/20

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Anatole Latuile, tome 6 : Pas de panique ! - d'Anne Didier, Olivier Muller et Clément Devaux

Genre : Bande dessinée - Jeunesse

 

Résumé de la quatrième de couverture :

Héberger un perroquet en secret, créer une capsule temporelle, fabriquer un grigri pour gagner un match de foot ou organiser un centre aéré pour chiens... tout cela demande beaucoup d'inventivité ! Mais... pas de panique ! Anatole ne manque jamais d'idées...

 

Mon avis :

Meilleur que les précédents tomes, le dernier en date des aventures d'Anatole Latuile m'a arraché quelques sourires me remémorant quelques bonnes histoires et bons moments de mes jeunes années en compagnie de Tom-Tom et Nana. Je n'ai pas boudé mon plaisir durant la lecture de cette série d'historiettes ;)

 

Note : 15/20

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Lou, tome 6 : L'Âge de cristal - de Julien Neel

Genre : Bande dessinée - Jeunesse

 

Résumé :

Tout change, tout reste pareil… Un beau jour, de grands cristaux roses transpercent anarchiquement le cœur de la ville. Depuis, Lou partage son temps entre un programme de collecte de données scientifiques pour le gouvernement, la garde d'un petit frère obnubilé par les dinosaures et les sorties en boîte de nuit. Elle se dit quand même que c'est un peu n'importe quoi, mais pas désagréable. Cette sensation ouateuse, ce flottement incertain... Est-ce que c'est ça, devenir adulte ? Les questionnements aussi fondamentaux qu’universels de Lou font de cette série un petit joyau de la bande dessinée jeunesse. Lou ! a reçu de nombreux prix dont le Prix Jeunesse au Festival d’Angoulême, mais a surtout su conquérir le cœur d’un public de plus en plus nombreux. Grands et petits, filles et garçons, tous se jetteront sur ce nouvel album pour découvrir la suite du destin de l’adorable Lou !

 

Mon avis :

NUL ! Que s'est-il passé ? Lou n'est plus une jeune fille de 13-14 ans, elle va désormais à la fac (c'est quoi ce délire ?). Ses relations avec ses ami(e)s et sa mère manque de fraîcheur. L'histoire n'a aucune cohérence et surtout, surtout, je n'ai rien mais alors rien compris à cette histoire de cristal rose, de réalité alternée ou autre connerie du genre... Quant à la mère de Lou d'habitude si amusante, elle est devenue carrément infecte avec son assistante (assistante pourquoi ? on ne comprend pas) au nom de fruit rouge. Un ratage total que je ne comprends pas du haut de mes 30 ans et que je ne vois pas comment ma petite nièce de 10 ans, Lou, peut comprendre... Revenons à ce qui faisait l'essence de la série et vite SVP !

 

Note : 2/20

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Walking dead, tome 17 : Terrifiant - de Robert Kirkman et Charlie Adlard

Genre : Comics - Horreur

 

Résumé de la quatrième de couverture :

Après leur visite de La Colline, Rick, Glenn, Michonne, Andrea et Carl décident de retourner à Alexandria. En route, les événements se précipitent lorsqu'ils doivent faire face aux hommes du redoutable Negan. Instinctivement, Rick réagit et envoie un message clair à l'ennemi : ils n'accepteront pas la défaite sans se battre. Message bien reçu. La réponse de Negan ne se fait pas attendre...

 

Mon avis :

Du sang, du noir et blanc et toujours plus de zombies, youpi !!!

Alors que le groupe de rescapés de Rick semble de plus en plus solide et soudé, et que les ressources posent de moins en moins de problèmes grâce à une organisation rodée, c'est sans compter sur l'arriver d'un nouveau groupe de super méchants... mais alors là, vraiment super super méchants ! Des méchants comme on n'en a plus vu depuis l'intervention du Gouverneur dans les tomes 5 et 6 (ou aux alentours). Un méchant si méchant qu'il relance avec maestria le rythme et qu'il nous rebooste en adrénaline, nous lecteurs de Walking Dead qui avons ressenti une toute petite baisse de régime dans les tomes précédents. Spoiler : A noter la disparition de deux des personnages principaux... dur dur !

 

Note : 20/20

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Le Libraire - de Régis de Sa Moreira

Genre : Littérature contemporaine

 

Extrait du roman en quatrième de couverture :

- Vous l'avez lu ?

- Oui, dit le libraire.

- Moi aussi, répondit le jeune homme.

Le libraire lui sourit. Le jeune homme prit confiance :

- Mais je l'ai offert à quelqu'un... à qui je n'aurais pas dû l'offrir.

- C'est difficile d'être sûr de ces choses-là, répondit le libraire.

- Oui, dit le jeune homme.

- Ne désespérez pas, dit encore le libraire. Certains livres sont à retardement...

 

Mon avis :

J'ai aimé la poésie dégagée par certains passages du livre... mais je n'ai pas aimé le héros, le libraire qui est un véritable terroriste de la librairie et des livres, qui traite ses clients comme des moins que rien, qui fait l'amour à une femme de passage au sein des rayons (était-ce une image ? N'ai-je vraiment rien compris ?), qui déchire les pages des livres pour les envoyer par voie postale à ses frères et soeurs aux quatre coins du monde qui ne semblent eux-mêmes plus se soucier de lui, qui accueille volontiers un témoin de Jéhovah entre ses murs, qui aime coordonner le goût de ses tisanes à la personnalité des clients en visite dans sa librairie, si infects soient-ils...

 

Non, je crois que finalement, je n'ai pas aimé ce livre, desservi en plus par une introduction bancale qui ne rime et ne mène à rien...

 

Je ne suis sans doute pas assez poète...

 

Note : 8/20

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Les Praticiens de l'infernal, Vol.1 - de Pierre La Police

Genre : Bande dessinée - Humoristique

 

Résumé du rabat intérieur de la quatrième de couverture :

Fongor et les frères Thémistecle reviennent ! Publiées entre 1994 et 1996 sous forme de feuilleton hebdomadaire dans le magazine Les Inrockuptibles, les aventures de Fongor Fonzym et des mutants Thémistecle ont été saluées d'un succès public dépassant le cercle habituel des amateurs de bandes dessinées. Fongor c'est la vache qui rit puissance dix. Il digère à la manière des poissons, c'est-à-dire qu'il ne fait pas la différence entre les lipides et les protides, d'ou la pigmentation étrange de sa peau et la présence de sa curieuse membrane qui lui sert à appuyer sur le ventre des autres mammifères. Quant aux mutants Thémistecle, c'est le tout premier phénomène de jumeaux greco-romains potelés et meurtriers depuis Rémus et Romulus. Ils peuvent résister aux tremblements de terre et sont dépourvus de prostate. Ils aiment sortir en jupe et sont porteurs de nombreux germes microbiens concentrés dans les petites plaies qu'ils ont en permanence entre les doigts.

 

Mon avis :

Et une aventure de plus complètement barrée pour les frères jumeaux mutants Thémistècle. Entre un qui meurt régulièrement selon un intervalle plus ou moins élevé de pages et celui qui découvre un escalier dans son lit qui lui permet de découvrir qu'il possède le pouvoir de se rendre quand il le souhaite en Ouganda, j'ai ri j'ai ri et j'ai encore ri ! Mais les deux acolytes ne formeraient pas une équipe complète sans l'inquiétant mutant Fongor (en couverture de cette histoire).

J'avais déjà lu d'autres histoires de Pierre La Police et celle-ci n'est pas celle qui m'ait le plus convaincue... pourtant j'en redemanderai avec plaisir.

 

Une lecture qui se fait en un clin d'oeil (moins de 20 minutes) et qui est à réserver aux vrais amateurs d'absurde. Pour les autres, passez votre chemin.

 

Note : 15/20

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  • #1

    Nyx (mercredi, 20 février 2013 21:24)

    Tu le vends bien celui-là ! Je vais voir si je le trouve en bibli (j'ai plus les moyens de m'acheter de livres pour l'instant, fin du mois oblige ^^).

PS : I love you - de Cecelia Ahern

Genre : Littérature contemporaine - Drame

 

Résumé de la quatrième de couverture :

Quand on trouve l'âme soeur, on croit que le bonheur durera toujours C'est ce que pensait Holly jusqu'à ce que son Gerry ne meure d'une terrible maladie. A trente ans, Holly se retrouve seule, démunie, sans espoir. Mais Gerry lui réserve une utlime surprise. Il lui a laissé dix lettres qui forment une "liste" de choses à accomplir pour réapprendre à vivre. Par-delà de la mort, il lui adresse un message d'amour et de courage : elle doit apprendre à être heureuse sans lui, malgré le lien fort qui les unissait. Holly va affronter sa douleur pour réaliser, entre rires et larmes, que la vie vaut malgré tout la peine d'être vécue. Une comédie romantique, drôle et poignante, qui dépeint la vie telle qu'elle est : belle et triste à la fois.

 

Mon avis :

Difficile de rédiger cette chronique... Pourtant, il ne s'agit que d'une chick-lit de plus mâtinée d'un brin de drame qu'on n'associe généralement pas à ce type de lectures.

Holly Kennedy est donc désespérément triste. Mais autour d'elle évolue une enivrante galerie de personnages secondaires, tous plus intéressants les uns que les autres. Il y a parmi ces seconds couteaux l'étonnante petite soeur fofolle, le vieux frère moralisateur et droit et le frère proche de Holly qui, pourtant, se révèle de moins en moins sympathique, mais il y a aussi Daniel, le patron de bar rencontré inopinément lors d'un défi de karaoké imposé par le défunt Gerry. Puis il y a les parents de Holly, et ses copines Denise et Sharon... Bref, autant de protagonistes et de situations qui font tout le sel de cette histoire.

Durant ma lecture, j'ai oscillé plusieurs fois entre deux états, celui du "Oh non, une chick lit de plus qui n'apporte vraiment rien" et celui où je me sentais vraiment à deux doigts de chialer dans le bus / métro / lit tellement je me sentais en empathie avec la situation Ô combien triste de cette pauvre Holly.

 

Finalement, après avoir terminé le livre, je me suis farci le film... et là, le drame... le film est SI mauvais qu'il transforme le livre en chef-d'oeuvre (qu'il n'est pourtant pas). Bref, j'ai fini par aimer le livre à cause d'un mauvais film, plutôt amusant non ? 

 

Note : 14/20

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Vingt-trois prostituées - de Chester Brown

Genre : Bande dessinée - Autobiographie

 

Résumé du rabat intérieur :

Au terme de sa rupture avec Sook-Yin Lee, Chester Brown décide qu'il ne veut plus de petite amie. Trois ans d'abstinence plus tard, il décide de sauter le pas et de fréquenter les prostituées.

Ce livre évoque chacune des vingt-trois filles (vingt-quatre en réalité) avec lesquelles l'auteur a eu des relations sexuelles tarifées entre 1999 et 2010. Souvent drôle, toujours lucide, ce journal de bord d'un micheton offre un tableau saisissant de la prostitution contemporaine, que le talent de son auteur exempte de tout voyeurisme ou sensationnalisme.

S'il ne montre jamais le visage de ses partenaires, et préserve leur anonymat, Chester Brown s'efforce de rendre aussi fidèlement que possible et leurs corps et leurs conversations. Il décrit le métier de la prostitution et les relations entre les filles et leur client avec une honnêteté et un recul dignes d'éloge.

Dessinant crûment mais sans misérabilisme les matelas à même le sol et les préservatifs, il alterne les scènes les plus prosaïques, qui posent la question du pourboire ou de la véracité des photos sur les sites d'escort-girls, avec des séquences où il confronte ses vues à celles de ses amis et confrères, Seth et Joe Matt. Le trait est à l'unisson du récit : sec, sobre et ironique.

Livre sans apprêt repoussant le narcissisme, 23 prostituées, véritable plaidoyer pour la libéralisation et la reconnaissance de la prostitution, révèle en creux la détresse artistique affective et l'hypocrisie des sociétés modernes.

 

Mon avis :

Etant un grand amateur de bandes dessinées, et n'ayant lu que des critiques dithyrambiques à propos de cette dernière cuvée de Chester Brown, je me jette à corps perdu dans la lecture de cet ouvrage, Vingt-trois prostituées, sans bien savoir de quoi il s'agit. Et là le choc ! Quoi !? C'est une histoire de putes autobiographique ? Quoi, Chester Brown se met en scène et nous dévoile tout, ou partie, de ses relaions sexuelles tarifées sur la dernière décennie !? C'est culotté tout de même ! Oui, mais ça paie. Sans complaisance, faisant fi d'une quelconque honte potentielle, Chester Brown rétablit ici la vérité sur les escort girls et fait tomber bon nombre de clichés, nous laissant apercevoir en filigrane sa vision bien pessimiste des relations amoureuses romantiques... Pessimiste ? Encore une fois certes mais pourtant sa théorie si bien exprimée se conçoit, pire se comprend...

Vingt-trois prostituées est très réussi. Pas une fois l'auteur-dessinateur ne laisse apercevoir le visage des prostituées qu'il a fréquentées. Mais il s'autorise à rendre fidèle à la réalité la forme de leurs corps (dixit Chester Brown). Et rien que pour ça, chapeau ! C'est quand même ardu de dessiner un album en cachant les visages sans que cela ne soit une gêne pour le lecteur...

Enfin, dernier point que j'ai envie d'évoquer, c'est la personnalité un peu Woody Allennesque de l'auteur. Comment ne pas rire face aux diverses situations auxquelles il est confronté ? Comment résister à laisser jaillir un éclat de rire quand il se demande combien il doit laisser de pourboire à la prostituer qui lui a rendu service ? Comment se retenir de s'esclaffer quand il choisit son escort en lisant les commentaires sur Internet des autres clients comme on opterait pour un lave-vaisselle chez Darty ? On rit jaune, certes, mais on rit quand même !

 

Note : 18/20

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La Grande Epopée de Picsou, tome I : La Jeunesse de Picsou 1/2 - de Don Rosa

Genre : Comics - Jeunesse

 

Résumé de la quatrième de couverture :

Sou, pépite & coffre-fort ! De l'Ecosse à Donaldville.

Digne héritier de Carl Barks, Don Rosa a conquis une nouvelle génération de lecteurs en explorant l'univers de Donaldville avec précision, humour et génie, décryptant la généalogie de l'oncle Picsou et dévoilant tous les secrets de son incroyable réussite.

 

Mon avis :

C'est toujours pour moi un plaisir de retrouver Picsou, personnage ô combien phare des aventures de la collection Disney. Et c'est un plaisir à peine dissimulé que j'ai eu à découvrir le secret de ses origines, l'explication de la fortune qu'il s'est construite lui-même. Don Rosa doit être un sacré bourreau de travail, à la limite de la psychose, car, quand on lit ses explications et commentaires entre chaque chapitre, il se peut que l'on prenne peur ! Ainsi, il revendique pêle-mêle avoir découvert des failles, des inexactitudes dans les dates lorsqu'il a compilé toutes les histoires de Carl Barks et dévoile les éléments de triche qu'il s'est permis afin de réaliser cette intégrale de Picsou. Il n'omet pas non plus de mentionner son sens aiguisé du détail qui tue. Pour preuve, Don Rosa évoque le fait que toutes les pièces d'or dans le coffre de Picsou sur une illustration en pleine page sont toutes différentes les unes des autres : il a travaillé avec un stylo elliptique spécial à cet effet ! Bref, un travail acharné qui s'avère au final payant. Un bémol cependant pour terminer, la jeunesse de Picsou, c'est bien beau et bien gentil mais c'est quand même beaucoup plus drôle et vraiment plus jubilatoire de trouver en Picsou le vieillard pingre, avare, désagréable et acariâtre que l'on connaît bien. Ses premières années de jeune homme vigoureux, juste, honnête, droit et aventurieux sont finalement moins amusantes et j'ai été particulièrement heureux de le retrouver dans les derniers chapitres tel que je l'imagine habituellement. Vivement la suite !

 

Note : 14/20

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Les Cerfs-volants de Kaboul - de Khaled Hosseini

Genre : Drame

 

Résumé de la quatrième de couverture :

Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n'entament leur amitié. Jusqu'au jour où Amir commet la pire des lâchetés...

Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. "Il existe un moyen de te racheter", lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.

 

Mon avis :

Quelle perle ! Quel plaisir de lecture ! J'ai pris mon pied comme ça ne m'était pas arrivé depuis la lecture de Lettre d'une inconnue de Zweig l'été dernier :)

L'émotion est présente à toutes les pages. Les personnages sont brillamment construits, tous avec leurs qualités mais surtout leurs failles. Le père en particulier, Baba, est réussi sur ce plan. Il incarne un idéal pour nombre de personnes, qui lui doivent pour la plupart beaucoup, et est mis sur un piédestal par le jeune héros Amir, son enfant... pourtant, qu'il semble difficile d'établir une relation père-fils évidente et simple entre ces deux-là. Ce récit, au-delà de la solide et crédible histoire que l'on se plaît à lire avec un malin plaisir, est très riche et touche particulièrement juste en ce qui concerne les relations humaines, la culpabilité, les remords de chacun.

Et quelle poésie, ah... quelle poésie... ne serait-ce que lors de l'évocation des concours de cerfs-volants... On s'y croierait et on rêverait d'y être.

 

Un coup de maître ! Je vais m'empresser de lire dans l'année l'autre titre de cet auteur : Mille soleils splendides.

 

Note : 19/20

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  • #1

    Nelcie (vendredi, 25 janvier 2013 20:59)

    J'aime les auteurs qui savent relater des histoires et nous transporter à travers leurs personnages. Et visiblement ça a l'air d'être le cas ici !

  • #2

    Spaceship Graphics (mercredi, 27 mars 2013 10:00)

    Et dire que je viens de te le conseiller sur ta page d'accueil alors que tu l'avais déjà lu... Trop doué. En tout cas, on a eu le même ressenti face à ce livre, c'est vraiment un chef-d'oeuvre.

Tijuana Straits - de Kem Nunn

Genre : Policier

 

Résumé de la quatrième de couverture :

Tijuana Straits, frontière de la Californie et du Mexique. Côté pile, c'est le paradis des surfeurs où Sam Fahey coule une vie solitaire. Côté face, c'est l'enfer des candidats à l'émigration, un no man's land jonché de rêves brisés, où même la vie a un prix. Un prix que Sam réalise lorsqu'il recueille Magdalena, une activiste en lutte, prête à tout pour défendre ses idéaux...

 

Mon avis :

Sam Fahey rencontre Magdalena... et déjà c'est interminable ! Si on peut féliciter Kem Nunn pour la brillante description et la consistance de ses personnages, tant par leur histoire que par leur psychologie, on ne peut pas chanter ses louanges concernant son sens du rythme... En tout cas, moi, je ne peux pas. C'est indéniablement bien écrit mais qu'est-ce que c'est long... et puis, ça manque de rebondissements : tout est cousu de fil blanc. Cela dit, c'est peut-être aussi parce que ma préférence va plus aux thrillers qu'aux polars glauques et mous que je dis ça aussi. Quoi qu'il en soit, une expérience à ne pas réitérer pour moi avec cet auteur que je ne connaissais pas mais dont je ne veux pas en connaître davantage. Une déception !

 

Note : 10/20

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Une sacrée mamie, tome 3 - deYoshichi Shimada et Saburo Ishikawa

Genre : Manga - Seinen

 

Résumé de la quatrième de couverture :

Cela fait maintenant trois ans qu'Akihiro vit avec sa grand-mère. Et il n'est pas au bout de ses surprises ! L'arrivée d'un nouveau venu à l'école viendra notamment perturber le quotidien du jeune garçon. Jusqu'alors leader incontesté de a course à pied, Akihiro va en effet trouver en ce nouvel arrivant un adversaire à sa mesure.

 

Mon avis :

Ahhhh ! Quel plaisir non dissimulé que de retrouver le petit Akihiro d'un an plus vieux que la dernière fois. Gagnant en sagesse, il n'en reste pas moins un facétieux petit enfant dont on se délecte de suivre les aventures.

 

Encore mieux que le tome précédent, si c'est encore possible, Akihiro est cette fois-ci confronté à un nouvel élève qui se révèle un champion toutes matières confondues, y compris la course, seule discipline dans laquelle Akihiro excelle bien loin devant les autres.

 

Je me suis bien vite pris au jeu de savoir si oui ou non Akihiro allait battre le nouvel élève à la course ou non, suivant ses moments d'angoisse, de doute, de stress, son manque de préparation et... comme toujours d'entraînement puisque sa super mamie n'oublie pas de lui rappeler de se dépenser modérément sinon il mangera trop et ils sont trop pauvres pour pouvoir se le permettre...

 

D'autres rebondissements sont également au rendez-vous mais je ne vous en dis pas plus, je ne veux pas gâcher la surprise. Si vous ne connaissez pas la série, ruez vous dessus vite vite vite !

 

Note : 19/20

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American Psycho - de Bret Easton Ellis

Genre : Fiction - Littérature contemporaine - US

 

Résumé de la quatrième de couverture :

"Je suis créatif, je suis jeune, [...] extrêmement motivé et extrêmement performant. Autrement dit, je suis foncièrement indispensable à la société."

Avec son sourire carnassier et ses costumes chics, Patrick Bateman correspond au profil type du jeune Yuppie des années Trump. Comme ses associés de la Chemical Bank, il est d'une ambition sans scrupules. Comme ses amis, il rythme ses soirées-cocktails de pauses cocaïne. A la seule différence que Patrick Bateman viole, torture et tue. La nuit, il dévoile sa double personnalité en agressant de simples passants, des clochards, voire un ami. Mais il ne ressent jamais rien. Juste une légère contrariété lorsque ses scénarios ne se déroulent pas exactement comme prévu...

 

Mon avis :

Habitué aux plus atroces des films d'horreur, familiarisé avec les écrits les plus gores, baigné depuis mon ingrate adolescence dans les scènes les plus poisseuses qui soient (Saw entre autres joyeusetés), c'est avec une certaine impatience, un réel contentement que je m'aventurais dans American Psycho de Bret Easton Ellis. On me promettait du cerveau dérangé, je me réjoussais ; on m'assurait une tranche sombre des pires noirceurs de l'âme humaine, je jubilais !

 

Pourtant, le début de la lecture est pénible... Patrick Bateman est un golden boy américain à qui tout réussit. Il se pare des plus beaux vêtements (toujours griffés par les plus grands), sélectionne les tables où il déjeune et dîne dans son Zagat, petit guide toujours très au fait de ce qui est huppé ou non et balade à ses bras tout plein de cocottes, toutes plus belles et glamour les unes que les autres. En soi, sa vie est très similaire avec les autres yuppies qui constituent son cercle amical et avec lesquels bien souvent on le confond.

 

Cependant, Patrick Bateman a un vice épouvantable : il torture et tue. C'aurait pu être sympathique si ça n'avait pas été si gerbant. Et je pèse mes mots. Les scènes de cul sont sordides mais restent encore édulcorées en comparaison des scènes de torture, ignobles à souhait et d'une violence inouïe. On me promettait du cerveau dérangé, c'est finalement plus dans l'auteur que je l'ai trouvé que dans son personnage.

 

Sans avoir vu la vidéo du meurtre du cannibale canadien, Luka Rocco Magnotta, j'ai bel et bien l'impression d'en avoir partagé une tranche de vie sur 500 pages. Ecoeurant !

 

Note : 12/20 (ne me reste plus qu'à regarder le DVD, qui sera forcément plus soft, reçu il y a 3 jours).

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  • #1

    Ludivine (mardi, 11 décembre 2012 15:48)

    J'ai hâte de lire ton avis, Benoît a regardé le film il y a quelque temps et sans avoir regardé j'avais été intrigué par des scènes très très crues...

  • #2

    Titus666 (samedi, 06 juillet 2013 13:10)

    Ca sera ma prochaine lecture j'ai hâte de le lire. Merci à toi de me l'avoir offert. Comme toi j'adore le cinéma d'horreur et gore ainsi que les lectures du même genre. Je sens que je ne vais pas être déçu ;-)

Une sacrée mamie, tome 2 - de Yoshichi Shimada et Saburo Ishikawa

Genre : Manga - Seinen

 

Résumé de la quatrième de couverture :

Cela fait maintenant deux ans qu'Akihiro a emménagé chez sa grand-mère, dans la petite ville de Saga. La vie à la campagne, un peu rugueuse, n'est pas tous les jours facile. C'est toutefois dans la bonne humeur que le jeune garçon grandit, sous le regard attentif de sa super mamie ! Mais parfois, Akihiro ne peut s'empêcher de penser à sa mère restée à Hiroshima.

 

Avec cette adaptation en manga d'un roman autobiographique qui a réveillé dans le coeur des Japonais les souvenirs d'un passé où les relations étaient plus humaines, Saburo Ishikawa réussit à nous décrire un monde rural à la fois rude et solitaire, mais aussi plein d'affection.

 

Mon avis :

C'est avec grand plaisir que j'ai repris les aventures d'Akihiro là où je les avais interrompues à la fin du premier tome.

 

Sans se renouveler, le deuxième tome poursuit la lancée de la série sur la grand-mère d'Akihiro qui déploie des trésors d'imagination pour rendre la vie de son petit-fils agréable et pour pallier son manque d'argent.

 

Dans ce deuxième tome, encore plus savoureux que le premier selon moi, on suit les premiers émois amoureux d'Akihiro, sa fascination pour sa nouvelle maîtresse, l'arrivée de la télévision dans les foyers les plus riches et une virée entre amis chapeautée par la grand-mère, plus épatante que jamais lorsqu'il s'agit de trouver de nouveaux usages à une moutiquaire de tente !

 

Une sacrée mamie est un manga pour petits et grands (voire très très très grands) - et pour ceux un peu entre les deux - qui mérite largement son prix Dlire manga 9-13 ans de 2011. Le tome 3 est déjà en attente sur ma table de chevet.

 

Note : 18/20

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  • #1

    Ludivine (mardi, 11 décembre 2012 15:47)

    Charlesssssssss on ne pallie pas à on pallie quelque chose, si notre prof d'expression écrite (dont j'ai publié le nom!!lol) te lisais!

  • #2

    Charles (mardi, 11 décembre 2012 16:21)

    C'est corrigé. Merci Ludivine ;)

Le Guide du voyageur galactique, H2G2, I - de Douglas Adams

Genre : Science-Fiction - Humoristique

 

Résumé de la quatrième de couverture :

Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée : que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d'autoroute ; que la Terre va être détruite d'ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d'une future voie express intergalactique ; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse et s'apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie ? Pas de panique !

Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l'accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés.

 

Mon avis :

A la base, je ne suis pas fan de SF, mais bon, régulièrement, je me dis que les goûts peuvent changer. Aussi, je décide de me plonger dans un roman, approuvé par un comité de professionnels l'ayant catalogué comme un des "1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie" puis adapté en série télé et même sur grand écran avec le talentueux John Malkovich. En plus, on me promet de l'humour barré et loufoque à souhait avec une dose de nonsense non négligeable. OK ! C'est décidé, ce roman sera celui de ma réconcialition avec la science-fiction après mes multiples échecs à répétition sur Dune ou sur le visionnage de Star Wars qui, malgré tous mes efforts, ne passe toujours pas...

 

Alors je me plonge dans un nouvel univers, celui d'Arthur Dent (génial ! C'est un anti-héros plutôt naze et je dois dire que j'adore) qui apprend coup sur coup que sa maison va être rasée dans le quart d'heure qui suit mais que, surtout, la planète Terre va exploser dans les 5 minutes qui arrivent et, enfin, que son ami de toujours est un extra-terrestre. Beaucoup de choses à digérer en peu de temps pour un individu somme toute assez limité. Ce sont donc des premières pages assez prometteuses, assez enlevées et regorgeant d'humour que Douglas Adams nous propose là. Malheureusement, l'humour finit par manquer de finesse, le rythme se fait moins intense, les personnages ne sont pas si attachants que cela et l'ennui me guette finalement au bout du tiers du roman sans jamais me lâcher... Peu probable que je lise les quatre suites !

 

Note : 9/20

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Soil, tome 4 - de Atsushi Kaneko

Genre : Manga - Seinen

 

Résumé de la jaquette :

Il se passe des choses étranges dans la ville de Soil, petite banlieue résidentielle d'ordinaire plutôt calme...

La disparition soudaine d'une famille apparemment sans histoires va briser la tranquillité de la cité et semer le trouble dans l'esprit de Yokoi et Onoda, les deux détectives chargés d'éclaircir ce mystère.

Ce qui de prime abord pourrait passer pour une enquête de routine va rapidement tourner à l'énigme mortelle pour les deux policiers. Car rien n'est vraiment ce qui semble être dans cette ville étrange... Les deux enquêteurs réussiront-ils à résoudre le mystère avant qu'il ne soit trop tard ?

 

Mon avis :

Le mystère s'épaissit de plus en plus autour mais surtout dans la ville résidentielle de Soil.

 

Débarrassée du délégué, sorte de maire de la ville, qui s'est révélé un épouvantable pédophile traqueur des moindres faits et gestes de tous les habitants, mais également de l'énorme tas de sel qui trônait dans la cour de l'école, Soil n'est pas en reste et les "corps étrangers", comme ils sont mentionnés dans le manga, se multiplient. Des ampoules sont disposées à intervalles réguliers au centre de la chaussée, des moineaux sont trouvés morts par centaines, des parapluies sont plantés dans les jardinières, et les carrefours se retrouvent obstrués par des monticules de terre en provenance de l'extérieur de la ville. Rien ne va plus...

 

Quand en plus, on se rend compte que les enfants agissent maintenant bizarrement, qu'ils portent des masques étranges, et qu'on reste sans nouvelles de la famille disparue ainsi que sans explications quant à l'origine du tas de sel, il n'en faut pas plus au lecteur pour vriller et se demander comment fera la scénariste pour se dépatouiller de toute cette histoire.

 

Ce manga est une sorte de croisement entre deux excellentes séries, Twin Peaks et Lost, et un film plutôt bien fichu, Hot Fuzz.

 

Ce quatrième tome est un tantinet moins prenant que les précédents car l'affaire se complexifie tellement que les méninges du lecteur commencent à chauffer. Malgré tout, on commence à percevoir des éléments de réponse sur le dénouement possible, éléments de réponse qui se trouveraient dans le passé même de la ville et dont il ne reste qu'une unique survivante.

 

Note : 13/20

 

 

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Tigre, tigre ! - de Margaux Fragoso

Genre : Autobiographie

 

Résumé de la quatrième de couverture :

Par une belle journée d'été, Margaux Fragoso rencontre Peter Curran à la piscine de son quartier, et ils commencent à jouer. Elle a sept ans ; il en a cinquante et un. Quand Peter l'invite chez lui avec sa mère, la petite fille découvre un paradis pour enfant composé d'animaux exotiques et de jeux. Peter endosse alors progressivement, insidieusement, le rôle d'ami, puis de père, et d'amant. Charmeur et manipulateur, Peter s'insinue dans tous les aspects de la vie de Margaux, et transforme l'enfant affectueuse et vive en une adolescente torturée. Lyrique, profond et d'une limpidité hypnotique, Tigre, tigre ! dépeint d'une manière saisissante les forces opposées de l'emprise et de la mémoire, de l'aveu et du déni, et questionne nos capacités de guérison. Un récit extraordinaire qui dévoile de l'intérieur la pensée d'une jeune fille au bord de la chute libre.

 

Mon avis :

Je dois le reconnaître d'entrée de jeu, je ne suis pas sûr de ne pas m'être tiré une balle dans le pied en décidant de débuter mon blog avec une première critique sur Tigre, tigre !

Il s'agit d'un ouvrage prenant, mais ô combien difficile à chroniquer. Je vais malgré tout tenter de remplir mon office. Après avoir terminé la lecture intégrale de cette autobiographie, je reste bien incapable de comprendre ce que peut ressentir aujourd'hui Margaux Fragoso : elle semble aimer Peter, le pédophile qui a abusé d'elle pendant 15 ans, tout en ayant bien saisi, maintenant adulte, qu'elle a été manipulée depuis son plus jeune âge.

 

Le texte de Fragoso a effectivement le mérite de traiter la question du viol pédophile sous un angle nouveau, c'est directement la victime qui raconte ce qu'elle a vécu. En cela, elle ne voit à aucun moment son agresseur comme un monstre, ni un prédateur. Si le comportement de Peter est condamnable de A à Z, la narratrice nous en fait pourtant ressortir les aspects les plus humains, semblant parfois même aller jusqu'à nier sa responsabilité dans toute cette affaire, on apprend d'ailleurs rapidement que la rencontre avec Peter s'est faite sous son impulsion, sa volonté à elle, et pas le contraire.

 

Peter apparaît d'autant plus humain et chaleureux que Margaux évolue dans un climat familial compliqué : son père, alcoolique, a des accès de colère et de violence incontrôlable, et sa mère est dépressive et paranoïaque au dernier degré. C'est donc bien naturel qu'elle trouve l'équilibre chez un membre extérieur à la famille... Heureusement, certaines scènes très crues, dénuées de toute romance, parviennent à nous rappeler qu'il s'agit bien tristement d'une histoire glaçante.

 

Note : 15 /20 

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Commentaires : 3
  • #1

    Kyradieuse (lundi, 12 novembre 2012 20:09)

    Comme je te l'ai dit dans ta présentation sur livraddict, nous avons des goûts en commun et des auteur(e)s que je ne saurais tarder à découvrir.
    Le Parfum restera pour moi un de mes plus beaux moments de lectures.
    Bonne continuation !

  • #2

    Ludivine (lundi, 12 novembre 2012 22:38)

    J'ai vraiment très envie de le lire et ta chronique n'est pas faite pour arranger les choses

  • #3

    stellade (jeudi, 29 novembre 2012 20:38)

    Une lecture qui mérite le détour car c'est un sujet que je n'avais pas encore lu...Margaux Fragoso écrit si bien qu'elle nous embarque de suite dans sa vie.
    Ne pas hésiter et chacun se fait son avis.
    Un belle critique pour un roman "coup au coeur"!!!

Les sites "bons plans" auxquels je suis inscrit

Le site Livraddict, réseau social très fourni dédié à la littérature, proposant des trocs, chroniaques, partenariats avec éditeurs et autres merveilles comme les swaps !

Un autre réseau social faisant la part belle aux livres également : Babelio

Le site bibliotroc pour échanger des bouquins et ne payer que les frais de port et une petite cotisation annuelle de 15 euros

Le site troczone, proche du fonctionnement du site ci-dessus, à l'exception qu'il est entièrement gratuit et que vous pouvez troquer livres mais aussi DVD, CD et jeux vidéos : pourquoi se priver ?

Le site du Lucernaire, le centre culturel (théâtre, cinéma, librairie, restaurant, café, galerie d'expo) où je travaille.

Les lectures de Ludivine, une copine "livrophile" de DUT