Atelier avec Pierre Frenkiel - 26 janvier 2013 : Troisième texte

Temps imparti : 5 minutes

 

Occupé à écluser quelques mousses en compagnie de ses meilleurs amis et de l'entraîneuse du bar, Ursula, Brad continuait d'entretenir ses rondeurs et de cultiver son "petit bidon de binouze" comme il se plaisait tant à l'appeler. L'alcool aidant, il débitait de plus en plus de balivernes et amenuisait ses réflexes au cours de la soirée. Bip Bip. Son portable émit une brève sonnerie... mais pas celle des bonnes nouvelles. Non, plutôt celle qui le rappelait à l'ordre type "Fais gaffe mec, tu es d'astreinte". Brad lut alors le message qui s'affichait sur l'écran dernier cri à technologie Retina de son iphone flambant neuf et un frisson lui parcourut l'échine : "Le bouffon vert a capturé Loïs Lane et la menace de la foutre à la Seine en la jetant depuis le haut de la Tour Eiffel". Et merde, pile quand Super et Spider sont en vacances. Bon, je vais faire ce que je peux ma Loïs mais t'as mal choisi ton jour... Oui, parce que Brad, lui, figurait très loin du tableau d'honneur des vengeurs masqués, considérant le taf à effectuer plutôt comme un job d'appoint...

 

Enfilant si mal son collant et sa cape au motif camouflage militaire dans les toilettes du bouge où il se trouvait, il était probable que Miss Lane avait déjà dû passer de l'autre côté sans que le bouffon vert ne puisse y prendre le moindre plaisir. "C'est quand même plus drôle quand quelqu'un essaie au moins de venir la sauver" se dit l'affreux vilain.

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Atelier avec Pierre Frenkiel - 26 janvier 2013 : Deuxième texte

Temps imparti : 15 minutes

 

Salomon n'entravait que dalle à ce que la maîtresse expliquait. Ca ne correspondait jamais à ce qu'il notait sur ses cahiers. Du coup, depuis le début du CP, les mentions "vu", fatales pour tout bambin qui préférait bien sûr le "TB" de rigueur, s'accumulaient dans les marges allant jusqu'à les remplir puis les noircir complètement du crayon rouge vengeur de Madame Charpie.

 

"Ce n'est tout de même pas possible Salomon, avec un prénom pareil, d'engranger aussi peu de culture".

 

Car Madame Charpie avait ses têtes de turcs, et cette année, c'était Salomon. Salomon ne voulait plus aller à l'école : "Le CP c'est trop dur Papa, j'en ai marre, je veux retourner jouer en maternelle".

 

Le père de Salomon, très à l'écoute, ne comprenait pas ce qui arrivait à son fiston et, comme tout parent qui se respecte, se refusait d'envisager que sa progéniture puisse ne pas être adaptée à l'école et, de fait, se situer en-dessous de la dernière place du tableau d'honneur. Lui qui avait prévu de lui faire bouffer l'expo Hopper au Grand Palais la semaine prochaine, bon ben on repasserait...

 

Puis un jour, Salomon regarda un film avec son père et, à plusieurs reprises, demanda à son père à quel moment était apparu tel ou tel accessoire dans le film... il ne les avait pas vus.

 

Ni une ni deux, le vieux de Salomon eut un flash : Salomon était myope comme une taupe voila tout ! Il emmena alors son fils dès le lendemain midi chez l'opticien d'en face, "L'inconnu aux lunettes", dénommé ainsi car Didier Bourdon en était l'égérie (pas sûr que ça leur amène de la clientèle pour autant mais bon...). Après avoir écluser toute une batterie de tests, l'opticien fût formel : "Pas de triple foyer à prévoir pour ce brave gaillard ! S'il y a bien un organe qui fonctionne chez lui, ce sont ses yeux ! Un vrai futur pilote de ligne ! Et un client en moins qui m'a fait perdre du temps, un !".

 

Dépité, le père de Salomon rentra avec son fiston à la maison. Salomon, lui, était ragaillardi et ravi par cette sortie.

"Alors c'est vrai Papa, je vais être pilote de ligne ?

- Ben tes yeux le peuvent oui, mais il faudrait que tu les donnes à quelqu'un d'autre parce que ton cerveau a pas l'air d'accord...".

 

Salomon n'avait pas bien compris la remarque de son père mais bon, peu importe, l'heure était venue de préparer son cartable pour rejoindre la classe de Madame Charpie. Encore une aprèm qui promettait d'être longue et pénible...

De son côté, le père de Salomon boudait. Il était contrarié mais il s'en remettait... comme le jour où il avait découvert, il y a six ans, que sa petite Salomé serait finalement un petit Salomon.

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Atelier avec Pierre Frenkiel - 26 janvier 2013 : Premier texte

Temps imparti : 10 minutes

 

Complètement à la ramasse depuis qu'elle était enfin parvenue à s'échapper de sa citadelle, la belle princesse était devenue l'ombre d'elle-même. Mais pas l'ombre dans le sens où on l'entend pour Peter, genre c'est rigolo et tout, il n'arrive pas à se l'attacher à lui-même, elle veut s'enfuir, etc. Non, pour elle la situation était vraiment désespérée. Elle faisait peur à voir.

 

La déchéance avait débuté le jour où elle avait abandonné un prétendant mort en bas de sa tour. N'ayant rien tenté pour l'aider, on l'accusa de non assistance à personne en danger et on évoqua même la possibilité que ce soit elle qui, d'une façon ou d'une autre, ait mis fin à ses heureux et paisibles jours. Dès lors, il ne restait qu'une alternative envisageable pour la belle princesse si elle voulait éviter les oubliettes : l'évasion.

 

Elle rassembla alors tout ce qu'elle trouva de morceaux de tissus, de draps de lit afin de les nouer les uns aux autres et de pouvoir ainsi s'échapper par la fenêtre comme dans un bon gros cliché de film de Walt Disney. "Oui, mais moi je suis une héroïne Dreamworks, se plaisait-elle à déballer sur la place publique, et chez Dreamworks, aucune princesse ne s'est encore échappée avec une corde de chiffons par la fenêtre !".

 

Arrivée au pied de sa citadelle, elle s'enfuit de son royaume telle une va-nu-pieds mais fût bien vite remarquée par les gardes qui se lancèrent à sa poursuite. La belle princesse courut alors comme une dératée, à en perdre haleine et surtout la raison, réussit à semer les quelques malabars qui l'avaient prise chasse et découvrit ce sentiment étrange de liberté avec lequel elle ne savait pas bien quoi faire et se trouva ainsi fort dépourvue. (A suivre...) 

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Atelier avec Pierre Frenkiel - 12 janvier 2013 : Troisième texte

Temps imparti : 7 minutes

 

Ce voyage à Rio avait finalement été bien loin de la sinécure qu'elle s'était imaginée. Les soirées, les concerts à répétition dans les clubs de vacances et les autres touristes l'avaient épuisée à lui en faire tourner la tête.

 

Seul souvenir dont elle s'était autorisé l'achat : un petit hippopotame bleu en faïence qu'elle avait vite oublié au fond de son sac à main Groom. Cette petite sculpture n'avait rien de brésilien mais, sur le moment, lui avait plu et c'était ce qu'il lui fallait pour l'aider à terminer ces vacances devenues éprouvantes.

 

Ah, qu'elle était contente de retrouver tranquillement les quais de Seine en ce chaud mois d'août. Les vacances entre collègues tous frais payés par l'entreprise avaient beau être séduisantes de prime abord sur le papier, on ne la reprendrait plus "jamais" à cramer ainsi deux de ses cinq semaines de congés payés.

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Atelier avec Pierre Frenkiel - 12 janvier 2013 : Deuxième texte

Temps imparti : 10 minutes

 

Sigismonde n'aime pas son prénom. Elle aurait préféré s'appeler Spirou comme le héros des histoires que ses parents lui achètent chaque semaine.

 

Spirou fascine Sigismonde car elle ne comprend pas bien son métier. C'est un personnage curieux mais elle s'identifie à cette étrangeté. Déjà, il est groom. Comme Sigismonde ne sait pas ce que ça veut dire, elle le demande à ses parents mais suppute, avant même leur réponse, que cela doit être une espèce d'enquêteur. Quand on lui répond que c'est l'hôte d'accueil, dans les hôtels de luxe, qui a pour principale fonction de guider la clientèle dans l'ascenseur et dans les couloirs, elle ne comprend plus rien à ses BD.

 

"Ah non ! Spirou, il arrête les méchants avec son ami Fantasio, il travaille pas dans les hôtels".

 

En plus, maintenant qu'elle sait ce qu'est un groom, elle se rappelle en avoir vu devant quelques grands hôtels parisiens... et ils étaient loin d'être vêtus de la même tenue rouge pétant de son héros.

 

Mais rien de tout cela n'arrête Sigismonde. Après tout, Sigismonde non plus ne porte pas les habits adéquats. Elle est physiquement une petite fille mais au fond d'elle, elle sait que c'est une erreur puisqu'elle est un petit garçon ! Elle aurait tellement voulu s'appeler Spirou. Plus tard, elle fera tout pour résoudre l'anomalie biologique et administrative dont elle est la malheureuse victime.

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Atelier avec Pierre Frenkiel - 12 janvier 2013 : Premier texte

Temps imparti : 11-12 minutes

 

Maman n'était décidément pas contente, et même pas contente du tout, voire fâchée. Lazare avait adopté la sale manie des manouches du coin : il se lavait les bobos dans la bassine destinée au décrassage des bottines.

 

- Qu'as-tu encore fait dans la bassine des bottines Lazare ?

- Rien, Maman...

- Ah bon, rien ? Vraiment ? Montre-moi tes mains !

 

Lazare cacha illico ses mains derrière son dos.

 

- Lazare, ne fais pas répéter Maman ! Montre-moi tes mains.

 

Lazare obtempéra à moitié et présenta sa main gauche.

 

- Lazare, tu me crois née de la dernière pluie ? Combien as-tu de mains ?

- Deux, Maman...

- Très bien, alors montre-moi tes DEUX mains !

 

Forcé et contrit, Lazare montra également sa main droite à sa mère, encore humide de son récent passage dans la bassine.

 

- Ah ! Je le savais ! Tu t'es encore nettoyé ton bobo dans la bassine des bottines ! Tu exagères ! Maintenant, ça suffit, plus de bassine et surtout, plus de bobards ! Bon, maintenant, fais-moi un peu voir ce nouveau bobo que tu t'es fait qu'on s'en occupe un peu...

 

Maman releva doucement les manches de Lazare et observa un éclat brillant sur son poignet droit. Interloquée et curieuse, elle remonta encore un peu plus le vêtement et découvrit avec stupéfaction que son fils, la chair de sa chair, arborait au poignet une Rolex clinquante à peine éraflée et d'un goût douteux.

 

- Lazare ? Qu'est-ce que c'est que ça ? questionna Maman telle la pire des inquisitrices.

- Une montre que j'ai gagnée à la foire avec les copains, Maman.

- Arrête de mentir Lazare, les montres qu'on gagne à la foire ne sont pas de cette marque...

 

Un frisson parcourut l'échine de Maman... le bobo... la Rolex...

 

- Tu l'as volée, c'est ça ?

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Atelier avec Pierre Frenkiel - 22 décembre 2012 : Quatrième texte

C'est Yvonne qui a fait goûter le melon et la pastèque aux enfants. Aujourd'hui, elle n'est plus là et leur père se trouve bien embêté pour trouver une autre gourmandise saine à leur faire découvrir. C'est un truc de grand-mère ça. Bon au moins, se rassure-t-il, maintenant qu'il a un troisième enfant, il pourra toujours redécouvrir le bonheur sur le visage illuminé de son dernier né lors de la découverte du melon et de la pastèque et contenter les deux autres zigotos en cédant finalement à leurs caprices.

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Atelier avec Pierre Frenkiel - 22 décembre 2012 : Troisième texte

La fin de l'année scolaire a sonné. Déjà les valises sont dans le coffre de la voiture. Un frère et sa soeur se disputent sur la banquette arrière.

 

"Vivement qu'on arrive, ça va être trop bien les vacances ! Dis Papa, on pourra acheter une pastèque comme l'an passé ?

- Une pastèque ? s'étrangle sa soeur, indignée. T'es fou, c'est pas bon, et plein de pépins. Non, moi je veux du melon.

- Non, de la pastèque !

- Non, du melon !

- Non, de la pastèque !

- Non du melon !

- Non, de la pastèque !

- Mais c'est toi la pastèque là ! On prendra du melon, hein Papa ?

- C'est toi qui a pris le melon ! Moi, je veux de la pastèque. Rappelle-toi l'odeur de la pastèque l'an dernier !

- Non, je veux du melon et puis c'est tout !"

 

Fatigué par ces jérémiades incessantes, le père de famille pris une inspiration, gonfla son abdomen afin de mieux porter sa voix dans la moindre parcelle de l'habitacle de l'auto et s'époumona : "Les enfants, ça suffit ! Nous avons encore huit heures de route, vous ne vous disputez pas comme ça ! Et puis, ça ne sera ni melon ni pastèque cette année. Tout ça, c'était l'année dernière, cette année je vous ferai goûter de nouvelles choses que vous ne connaissez pas encore !".

 

"Chieur", "Connasse", s'échangèrent discrètement les bambins à l'insu de leurs parents avant de s'enterrer chacun dans leur bouderie.

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Atelier avec Pierre Frenkiel - 22 décembre 2012 : Deuxième texte

Yvonne est plutôt âgée. Ses lunettes ne sont plus trop à sa vue mais elle s'en contente. A l'aube de ses quatre-vingts printemps, Yvonne est assez paranoïaque et le moindre rendez-vous médical est, pour elle, assorti d'une appréhension disproportionnée. ça, des ennuis de santé, elle en a eus, et elle ne veut plus en entendre parler. Tant pis, elle aura ce qu'elle aura mais elle ne veut pas qu'on lui dise ce qu'elle a. Elle ne veut plus se soucier de tout ça, elle ne veut pas devenir comme toutes ces autres petites vieilles qui arborent une improbable chevelure couleur chair de pastèque pour oublier leurs cheveux blancs. Yvonne est vieille et elle le sait. Yvonne ne veut pas se soucier de sa santé et se soumettre à un conditionnement, une routine médicale qui lui impose de prendre quatre gélules et deux comprimés par repas et qu'elle devrait prélever dans sa petite boîte à compartiments, préparée minutieusement chaque soir.

 

Yvonne n'aime pas qu'on prenne des pincettes avec elle parce qu'elle est vieille. Elle est vieille mais elle n'aime pas qu'on le lui renvoie. Yvonne abhorre par dessus tout les jeunes qui insistent pour lui laisser une place dans le bus alors qu'elle a déjà refusé trois fois... Mais comment pourraient-ils comprendre ce qu'elle ressent ? Yvonne n'aime pas la pitié qu'elle inspire juste parce qu'elle est vieille, elle n'est pas aigrie, non, mais ça la fait chier. Yvonne ne trouve plus sa place dans le monde, la société actuelle. Elle n'arrêtait pas de répéter, quand elle avait une soixantaine d'années, qu'en mangeant une pomme par jour tous les jours de sa vie, on vit un jour de plus. Mais aujourd'hui, Yvonne se dit parfois qu'elle se dispenserait bien de ce jour de plus, puisque son mari et toutes ses amies sont déjà partis.

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Atelier avec Pierre Frenkiel - 22 décembre 2012 : Premier texte

Elle se réveilla en sursaut en se demandant qui elle était. Hier au soir, elle s'était couchée dans son lit, après avoir rangé tout l'appartement, briqué les sanitaires, lancé quelques machines, repassé du linge en retard, aéré l'appartement, tapoté vigoureusement les coussins du canapé pour leur redonner du volume, aspiré le tapis, descendu les poubelles, dissocier les factures du courrier personnel, classé quelques dossiers, appelé des proches pour leur rappeler son grand attachement à eux, recontacté des connaissances perdues de vue pour s'excuser, fait la vaisselle, lu un livre qu'elle avait acheté quelques années auparavant puis oublié dans un placard parmi une multitude d'autres titres.

 

Tant d'agitation lui avait retourné l'esprit et elle s'était sentie défaillir. Mais voilà, les mayas avaient parlé de fin du monde et cette information angoissante l'avaient convaincue de mettre un terme à sa procrastination galopante. Il fallait que tout soit réglé comme du papier à musique, que tout soit bien en ordre avant de casser sa pipe, avant l'heure fatidique : minuit trente-deux selon l'article qu'elle avait lu le matin-même sur Internet.

 

Elle ne cessait de fredonner, semblant s'en amuser, "ça sent le sapin, ça sent le sapin", à côté du sapin du salon justement, comme si elle voulait relativiser l'événement, le banaliser, le rendre risible. Car au fond, elle était stressée et anxieuse.

 

Elle s'était finalement couchée dans son lit, gémissant, geignant puis pleurant carrément. La fatigue eut finalement raison d'elle.

 

Elle se réveilla en sursaut en se demandant qui elle était, regarda le réveil qui indiquait 7h34. Elle avait donc survécu, et tous les autres avec elle. Elle était soulagée, satisfaite de voir son logis enfin si bien entretenu mais quelque peu chagrinée de s'être excusée par devoir de conscience auprès de certains fantômes du passé qui, finalement, ne méritaient vraiment pas qu'elle se soit décarcassée pour eux.

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Atelier avec Pierre Frenkiel - 15 décembre 2012

Premier texte : avec vocabulaire issu d'un jeu initié par Pierre mais dont je ne me rappelle plus les modalités... La honte !

 

Temps imparti : 10 minutes.

 

Texte :

 

Située au sommet de sa citadelle, une jolie princesse patiente depuis des années et trépigne d'impatience à l'idée de voir débarquer son prince charmant. Ah, ça, du répit, elle en a ! Elle n'est ni Raiponce, ni Cendrillon, ni encore la Belle au bois dormant mais s'ennuie tout autant, si ce n'est plus puisque, contrairement à ses consoeurs, elle ne jouit pas de la chance d'échanger des mails avec une armada d'avocats pour gérer au mieux ses contrats avec Disney ou telle ou telle de ses filiales... mais nous digressons. Bref, cette douce et admirable damoiselle, dont la jeunesse semble éternelle, tue le temps sue sang et eau, tant bien que mal, pour maintenir une position experte de danseuse classique professionnelle. Mais elle échoue encore une fois et, de rage, peste contre ce prince qui ne viendra peut-être plus. Elle déchire son tutu et le jette par la fenêtre.

 

Le prince, fraîchement arrivé reçoit sur la tête la douce étoffe de sa promise, tel Chirac à un célèbre concert de Madonna, et manifeste bruyamment son contentement.

 

La princesse pointe de ce fait son joli minois à la fenêtre. Son sang ne fait qu'un tour et se glace... ce n'est pas celui tant attendu mais un énergumène, rencontré en soirée chez Blanche, qui ne cesse de la harceler et contre lequel elle a depuis longtemps déposé une main courante.

 

Le jeune fougueux n'est pas prêt à remettre sa reddition et escalade les lilas enchevêtrés de tulipes de la citadelle. Bien mal lui en prend. Au bout de quelques mètres, les branchages cèdent et il choit, mourant immédiatement sous le violent impact avec le sol, non sans avoir le temps de scander : "Je t'aime Emmeline".

 

"Au moins, se dit la vilaine, me voici maintenant enfin débarrassée..."

 

 

Deuxième texte : avec vocabulaire donné personnellement des participants les uns autres pour générer de l'inspiration.

 

Vocabulaire qui m'a été attribué : J'aime Line / Conteur / Des histoires à dormir debout, assis, allongé, à rêver / La fille idéale / Espagnol / Dans le couloir / Yaourt / Le prince charmant

 

Consigne : s'inspirer et/ou utiliser le vocabulaire des phrases.

 

Temps imparti : 15 minutes.

 

Texte :

 

J'aime Line. Je l'aime pour des tas de raisons. Je l'aime, parce qu'à une lettre près, son prénom donne "Lire". Et j'aime lire. Donc j'aime Line parce que j'aime lire. Mais pas que...

 

J'aime aussi Line parce qu'à mes yeux, c'est la fille idéale. J'aime son côté femme fatale lorsqu'elle s'apprête pour aller dans les soirées, qu'elle marie les textiles comme personne d'autre, qu'elle se maquille et se farde juste ce qu'il faut.

 

Mais j'aime surtout Line car c'est une originale, d'aucuns diraient plutôt qu'elle est névrosée, décalée, à côté de la plaque, voire qu'elle est folle ou même inquiétante.

 

Line est espagnole et adore le yaourt par-dessus tout. Ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça, c'est tout. Alors qu'il y a tellement de délicieuses gourmandises partout, et particulièrement en Espagne, le plaisir de Line est lacté. Ce qui m'étonne le plus, c'est qu'elle n'affectionne pas spécialement les yaourts brassés ni aromatisés, ni même sucrés. Juste le traditionnel yaourt nature classique. Certains trouvent ça triste, déplacé, inconvenant, malaimable et impoli qu'elle demande un yaourt nature à la fin d'un repas quand une délicieuse charlotte à la framboise pour huit personnes qui a nécessité une heure de courses, une heure de confection et une nuit de réfrigération est servie au centre de la table. Moi, je suis plutôt attendri en fait.

 

J'aime Line parce que c'est la seule personne que je connaisse qui insiste pour passer du temps dans le couloir. Que ce soit celui de l'appartement, celui de la bibliothèque ou celui du métro, elle ne se sent vraiment à l'aise que quand elle est dans le couloir.

 

On dit souvent qu'elle est dérangée, instable, socialement inadaptée. Moi, Line m'émeut. Mais bon, à force, Line me fait un peu honte aussi. En fait, je crois que je n'aime pas Line... Je vais aller lui dire mais ce n'est pas le moment, elle se détend, elle mange un yaourt dans le couloir.

 

 

Troisième texte : sans inducteur

 

Temps imparti : 3 minutes.

 

Texte :

 

Finalement, je n'ai pas quitté Line. C'est Line qui est partie, invoquant une sombre histoire d'erreur de marque sur les yaourts que j'ai achetés. Elle est partie sur une idiotie en fin de compte. Manquant de recul sur la relation que j'entretenais avec Line depuis des années, j'ai aussi omis d'écouter mon entourage. Aujourd'hui, je me rends compte que tous avaient raison : Line est une idiote et c'est bien moi le dindon de la farce...

 

Pour me changer les idées, je suis sorti dans un bar vider quelques mousses et là, j'ai rencontré Ursula !

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Atelier avec Pierre Frenkiel - 1er décembre 2012

Premier texte : avec vocabulaire issu d'un tirage au sort dans 3 tas de mots (sujet + verbe, Nom commun ou propre, adverbe) imaginés par les participants. Les participants créent une phrase à partir des trois papiers sélectionnés en ajoutant un adjectif qu'ils avaient préalablement noté en plus dans le coin d'une feuille.

 

Phrases imaginées par les participants :

- Précédemment inusité, le chemin verdoyant est aujourd'hui piétiné par Bertrand et sa compagne muette.

- Silencieux, le canard se dandine rigoureusement au pied du lit.

- Ostensiblement car c'était connu d'avance, la planisphère se faisait menaçante.

- Longtemps, Marguerite nous a dit "Il est parti vers minuit".

- Evelyne, je suis langoureusement vivante.

- La carpe sauvage profite mentalement de Cadichon.

 

Consigne : s'inspirer et/ou utiliser le vocabulaire des phrases.

 

Temps imparti : 10 minutes.

 

Texte :

 

Longtemps, Marguerite nous a dit : "Il est parti vers minuit".

- Oui, et puis après, qu'a-t-elle dit ?

- Plus rien...

- Comment ça, "plus rien", on ne répète pas inlassablement qu'une personne disparue est partie à minuit sans donner plus d'informations.

- Elle a bien dit aussi qu'il avait pris son manteau et que le départ s'est fait dix minutes après le digestif...

- D'accord, mais factuellement, que s'est-il passé ? Et puis "longtemps", ça veut dire quoi "longtemps" ? Elle a "longtemps" dit qu'il était parti vers minuit. Vous l'avez questionnée avant nous ? Parce que c'est notre métier ça Madame, pas le vôtre ! Vous voyez dans quelle situation ça nous met maintenant ? Elle ne dit plus rien, en état de choc, elle est muette comme une carpe la pauvre Marguerite ! Bon alors, "longtemps", ça veut dire quoi ? Vous avez mis combien de temps avant de vous décider à nous appeler ?

- Oh, environ deux semaines. On n'était pas très inquiets vous savez. Ça lui arrive souvent de partir comme ça, sans prévenir personne. On vous a appelés surtout car on n'avait jamais vu Marguerite comme ça... On ne sait pas quoi faire pour elle vous savez...

- Et vous croyez que moi et ma petite bande d'amis on va pouvoir faire quelque chose pour vous ?

- Ben en fait, non, on n'est pas sûr mais bon, on s'est dit qu'il fallait prévenir quelqu'un, pour qu'elle soit prise en charge. La journée, on travaille, on ne peut pas s'occuper d'elle... et les voisins se plaignent de ses hurlements dans l'après-midi.

- Alors quoi ? Elle est muette ou elle est pas muette ?

- Ben on ne sait pas vraiment, elle est un peu muette... elle est muette quand elle veut... Hier par exemple, elle a été très volubile et m'a détaillé la recette de sa tarte aux pommes en voyant mes difficultés en cuisine, puis immédiatement, de nouveau, le mutisme...

- C'est très bizarre ça, Madame !

- Oui, très bizarre inspecteur... On ne sait pas quoi faire.

- Mais taisez-vous déjà pour commencer, hurla Marguerite, confortablement installée dans un coin de la pièce.

 

 

Deuxième texte : avec vocabulaire issu de phrases créées lors de cadavres exquis entre les participants.

 

Consigne : s'inspirer et/ou utiliser le vocabulaire des phrases des cadavres exquis.

 

Temps imparti : 12 minutes.

 

Texte :

 

Charles et Albert, deux petits princes pas comme les autres, ont toujours eu droit à des histoires peu conventionnelles pour s'endormir.

Celle que je vais évoquer relate une terrible tragédie que j'aimerais estampillée vraie afin qu'elle glace encore plus le sang que le plus sombre épisode des contes de la crypte.

 

Une fillette, recrutée dans un clan de pimbêches à ses 8 ans, avait pour mission de se promener au beau milieu du cimetières des nymphettes, après minuit sous la pleine lune du mois de février, pour confirmer son statut de membre actif dans le gang des petites pestes. Elle devait, pour prouver sa bravoure, déterrer le cadavre d'Ulrich le Grand, et rapporter sa dent en or, vestige légendaire dans tout le comté du Middlewhere.

 

La fillette s'exécuta. Plus maligne que les autres, et finalement peu intéressée par le gang, elle avait profité d'une de ces sales chipies pour dérober la clé du cimetière des nymphettes à son croque-mort de père. Ainsi, elle pourrait pénétrer le cimetière et empocher le pactole sans le partager et n'aurait pour cela pas besoin de déjouer la vigilance des employés municipaux en pleine journée.

 

Elle trouva la tombe d'Ulrich entourée de trompettes de la mort, annonciatrices, et en extirpa la macchabée, transformé après toutes ces années en terrible ogre qui la dévora toute crue, sans qu'elle n'ait le temps de reprendre son souffle.

 

Le gang des petites pestes trouva que la nouvelle recrue était particulièrement impotente et décida de regagner ses pénates, il y avait école demain.

 

Malgré ce conte terrifiant, Albert ne fût pas dissuadé d'épouser la princesse Charlène, et Charles convola coup sur coup avec une princesse, Diana, et une sorcière, Camilla.

 

 

Troisième texte : avec vocabulaire issu de la deuxième série de textes de la séance. Chaque participant sélectionne un mot de son deuxième texte et en fait part au autres.

 

Liste de vocabulaire pour le troisième texte : macchabée - club - océan - plaisir - cuisine - minutieusement

 

Consigne : s'inspirer et/ou utiliser le vocabulaire de la liste ci-dessus.

 

Temps imparti : 6 minutes.

 

Texte :

 

La frustration est trop forte, je ne peux résister. Que m'a-t-il pris de vouloir traverser l'océan pour jouer au golf aux Etats-Unis ? Je me prends pour Tiger Woods ou quoi ? Certes, c'est mon idole... mais j'aurais dû me douter que je n'y arriverais pas. Quinze jours de croisière transatlantique sans pouvoir toucher à un club de golf... alors que depuis vingt ans je pratique quotidiennement ce sport. Il me faut ma dose tous les jours ! Je suis allongé dans ma cabine et je le regarde, là, semblant me narguer, mon caddie rempli de ma série de clubs flambants neufs. Il faut que je les utilise, il faut que je les utilise. Mais il n'y a rien à faire, j'ai oublié mes balles, comme un crétin, et de toutes façons même si j'en avais, on ne me laisserait jamais swinguer depuis le pont supérieur. Il faut que je les utilise !

Puis, les macchabées se sont entassés, dont celui du capitaine, et le navire a sombré. Du coup, je n'ai jamais rejoué...

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Atelier avec Pierre Frenkiel - 24 novembre 2012

Premier texte : avec vocabulaire issu d'un tirage au sort dans 3 tas de mots (adjectif, verbe à l'infinitif et nom commun ou propre) imaginés par les participants.

 

Vocabulaire pour mon texte : Superbe / Pouvoir / Rose

 

Consigne : s'inspirer et/ou utiliser le vocabulaire de la liste. Il n'est pas obligatoire d'employer tous les mots.

 

Temps imparti : 7-8 minutes.

 

Texte :

 

Superberose, pouvoir... que faire de ces trois mots ? A priori, rose et pouvoir semblent s'associer facilement depuis la victoire socialiste de Mai dernier. Le pays tout en émoi, la gauche de bonheur et d'espoir, la droite de dépit d'être bousculée après 17 ans de règne, Hollande nous promettait un changement immédiat, c'était superbe, j'étais ravi !

 

Pourtant, depuis, quelle déconfiture ! Toutes les promesses passent à la trappe les unes après les autres. Le vote des étrangers vite oublié, l'augmentation de la TVA de nouveau sur le tapis, c'est désormais sur un gai dossier que Hollande montre sa frilosité et abdique, élevant l'homophobie au rang de valeur pour contenter quelques fascistes.

 

Si le vote était à refaire, je referai bien sûr le même mais je préfèrerais qu'on me berce moins de douces illusions au préalable...

 

 

Deuxième texte : avec vocabulaire issu de mots formés à partir de syllabes (Bou - Vi - Lo - Fa - Ra - Ta - Vi) communes à tous les participants.

 

Vocabulaire pour mon texte : Bouture / Invisible / L'au-delà / Farandole / Irascible / Tapis / Evident

 

Consigne : s'inspirer et/ou utiliser le vocabulaire de la liste. Il n'est pas obligatoire d'employer tous les mots.

 

Temps imparti : 10 minutes.

 

Texte :

 

Le printemps et son air chaud et floral arrivaient finalement, après tous ces mois de froid qui semblaient une éternité. Enfin, le monde allait devenir moins irascible. Les beaux jours s'annonçaient, le melon, les sorbets fruités et l'odeur du monoï aussi. Puis, nous serions tous en vacances, détendus. Ah ! Comme les six prochains mois faisaient rêver !

 

N'y tenant plus, je respirais une bouture de rose prête à éclore. Triste idée que j'avais eue là ! Tout ce que j'avais imaginé pour le futur s'était évanoui. Le songe avait pris la poudre d'escampette ! La fleur, empoisonnée depuis sa première épine jusqu'à son dernier pétale, m'a subitement invoqué dans un autre conte. Mon âme, invisible, quitte séance tenante mon enveloppe charnelle pour aller fouler le tapis de nuages de l'au-delà. Tous les anges m'invitent à partager leur farandole ! Il s'agissait d'un mauvais rêve, c'est évident, beaucoup d'autres choses m'attendaient encore ici-bas, là-bas, en bas. Pourtant, comment redescendre ? Pourquoi le réveil ne fonctionne pas ? J'ai des rendez-vous importants moi. Comment sortir d'ici ? La plaisanterie ne semble pas vouloir se terminer...

 

 

Troisième texte : inspiration avec 3 cartes postales couleur tirées au sort.

 

Images pour mon texte : une photo retouchée d'un splendide femme mannequin noir et une photo d'un sac plastique rose qui évoque un lapin

 

Consigne : s'inspirer des images piochées. Il n'est pas obligatoire d'utiliser les trois images.

 

Temps imparti : 3 minutes.

 

Texte :

 

- Regarde, mais c'est Naomi Campbell ou je rêve ?

- non, non, elle n'a pas la même mâchoire.

- mais si c'est elle, j'en suis quasi sûr ! Elle a exactement les mêmes traits.

- Ah bon, tu crois ? En même temps, je vois pas comment tu peux parler de traits, elle est photoshopée à mort, elle a de fausses lentilles vert pomme et elle a l'air en plastique. On dirait l'héroïne du prochain Pixar.

- C'est vrai ça, t'as raison ! Faut arrêter de nous prendre pour des cons avec Photoshop. Tu te rappelles la pub Dior Capture anti-rides avec Sharon Stone qui paraît avoir 23 ans alors qu'elle en a plus de 55 ?!

- Mais oui, je te dis, qu'ils se contentent de retoucher le lapin Duracell mais qu'ils arrêtent de pallier leur manque d'imagination par un diktat imposé sur l'image de la femme parfaite qui a l'air plus froide qu'un pot de Häagen Dazs, merde !

- Ouais, c'est clair ! Bon, sinon, t'as vu le dernier clip de Lady Gaga ? Top non ? J'ai liké sur Facebook et je l'ai retweeté à mes 227 followers.

Atelier avec Pierre Frenkiel - 27 octobre 2012

Premier texte : avec vocabulaire issu d'un jeu de cadavre exquis entre les participants.

 

Vocabulaire pour mon texte : Porte-monnaie / N'est de rien / Imbécile / Imbécile toi-même / Même pas peur / Peur de rien

 

Consigne : s'inspirer et/ou utiliser le vocabulaire de la liste. Il n'est pas obligatoire d'employer tous les mots.

 

Temps imparti : 10 minutes.

 

Texte :

 

Nous retrouvons donc Martin, 5 ans, précoce, qui fait son entrée en CP. C'est l'occasion pour lui de rencontrer Lilian, le caïd de l'école évoqué dans de précédentes aventures d'un autre héros de l'école de Madame Charpie.

 

Martin était impatient de vivre ce jour de rentrée à la grande école. "Les petits, c'est fini, maintenant, moi je vais savoir lire, écrire, compter et apprendre à battre Papa aux échecs" répétait-il sans cesse tout l'été durant.

 

Pourtant ce premier jour, un drame non prémédité se profila. En se relevant brusquement après avoir vérifié pour la seconde fois que on lacet était bien noué, Martin heurta le nez de Lilian avec son crâne. Pour Lilian, ce fût l'occasion de montrer qui était le chef des CP mais aussi d'imposer son statut de leader à son gang de petits malfrats en herbe.

 

"Imbécile !" hurla-t-il à la cantonnade.

 

Désarçonné, Martin rétorqua avec un manque probant de répartie propre aux bambins de son âge : "Imbécile toi-même !".

 

Madame Charpie, alertée par les cris et piaillements conjugués des deux éléments perturbateurs vint s'enquérir de la situation : "Que se passe-t-il ici ? Ce n'est que le premier jour et vous en êtes déjà à vous chamailler comme deux chiffonniers !".

 

Lilian chercha alors à impressionner même Madame Charpie, prit une posture de coq et scanda "Même pas peur !".

 

Madame Charpie, interloquée, en resta muette d'indignation, et pensa que, une bonne dizaine d'années plus tôt, les enfants étaient moins arrogants avec le corps professoral. Elle reprit ses esprits et gronda : "Il me semble que tu n'as peur de rien, petit impertinent ? Alors, je répète ma question, que se passe-t-il ?".

 

Martin, gêné par la situation, se terra dans sa coquille tel un bernard-l'hermite et conclua : "Rien de rien, Madame".

 

 

 

Second texte : avec vocabulaire issu du premier jeu de textes des participants.

 

Vocabulaire pour mon texte : Caïd / Charpie / Ramener à sa place / Echapper / Fantasme / Voile / Porte déglinguée / Attention

 

Consigne : s'inspirer et/ou utiliser le vocabulaire de la liste. Il n'est pas obligatoire d'employer tous les mots.

 

Temps imparti : 5-6 minutes.

 

Texte :

 

Lilian a grandi. Grandi n'est peut-être pas le terme exact. On ne peut pas dire non plus qu'il ait mûri, ni vraiment plus qu'il ait changé : il a évolué ! Voilà le mot : Lilian a évolué !

 

Fini le temps où il jouait au caïd pour impressionner sa cour à l'école primaire, au collège, ou encore au lycée, qu'il n'a pas pu terminer. Pas assez souvent ramené à sa place par son entourage familial, incompris de ses professeurs, Lilian a mal évolué. Après avoir réduit en charpie plusieurs clients de son commerce illicite de drogues dures, Lilian continue malgré tout à rouler des mécaniques pour se donner l'illusion d'un fantasme des uns et des autres sur son éternel rang de chef. Malheureusement pour lui, les seuls yeux des spectacteurs auxquels il jette encore de la poudre sont ceux d'autres malfrats, codétenus avec lui derrière cette satanée porte déglinguée de prison dont tous aimeraient s'échapper...

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Commentaires : 1
  • #1

    Mamilou (lundi, 19 novembre 2012 23:00)

    Pas mal pas mal..on en redemande...

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Les lectures de Ludivine, une copine "livrophile" de DUT